Le New York Times se sépare du Boston Globe pour 70 millions de dollars

Le New York Times vient de revendre Le Boston Globe pour 70 millions de dollars, soit près de 53 millions d’euros. Pour tous les médias qui ont repris l’information, cette vente illustre parfaitement la crise que traversent les journaux aujourd’hui.

Présentation de la nouvelle formule du site du Boston Globe, en 2011 (Jason Weaver/Flickr/CC)

Présentation de la nouvelle formule du site du Boston Globe, en 2011 (Jason Weaver/Flickr/CC)

Dans une dernière tentative de se défaire de ses actifs afin de se concentrer sur sa marque phare, The New York Times Compagny a accepté de vendre The Boston Globe (ainsi que les sites du Boston Globe,  le Worcester Telegram et 49 % du journal gratuit Metro Boston) à  John W. Henry, propriétaire de l’équipe de baseball Boston Red Sox ainsi que du club de football de Liverpool. La vente, conclue pour 70 millions de dollars soit près de 53 millions d’euros devrait permettre au journal, selon Christine Haughney, journaliste au New York Times chargée de couvrir l’actualité concernant les médias, de se recentrer sur le local après avoir passé vingt ans à lutter pour enrayer la baisse de la circulation et des recettes. Elle précise que le prix de vente du Globe a vertigineusement baissé. En effet, en 1993, quand Le New York Times, rachète le journal, il débourse 1,1 milliard de dollars. C’est un des prix les plus élevés payés pour racheter un journal américain. Selon Rue89, “en vingt ans, la valeur attribuée à ce journal prestigieux a chuté de 93%”.

A l’époque où l’industrie de l’information était nettement plus robuste, Le Globe est un des journaux les plus prestigieux du pays. Mais comme tous les autres journaux, il a commencé à perdre son lectorat et ses annonceurs qui se sont tournés vers Internet. En février, The Times Company annonce qu’elle met en vente The Globe et d’autres actifs appartenant au même groupe. Pour le nouveau propriétaire du Globe, John W. Henry, la région de Boston a toujours de nombreuses qualités :

This is a thriving, dynamic region that needs a strong, sustainable Boston Globe playing an integral role in the community’s long-term future. In coming days there will be announcements concerning those joining me in this community commitment and effort.

C’est une région prospère et dynamique qui a besoin d’un Boston Globe fort et durable, qui doit jouer un rôle essentiel, à long terme dans l’avenir de la communauté. Dans les jours qui viennent, des annonces seront faites concernant ceux qui viendront se joindre à moi dans cet engagement et cet effort envers la communauté.

Si John W. Henry va devoir faire face aux chutes des ventes du Globe (Selon Rue89, “en 1993, la diffusion du Boston Globe était légèrement supérieure à 500 000 exemplaires. En 2013, elle est légèrement à inférieure à 250 000 exemplaires, soit une chute de moitié”), The New York Times Company a quant à elle décidé de se concentrer sur sa marque principale. Dans cette optique, la compagnie avait déjà vendu en 2012, seize de ses journaux régionaux. Cette année, Le Times a également annoncé un plan visant à étendre sa présence à l’international notamment en changeant le nom du International Herald Tribune en International New York Times, dans l’optique d’attirer les lecteurs (et les abonnements) à l’international.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: